Ebene Magazine – Les « saints » des aubergistes continuent de régner

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Dans la pandémie corona, la première ministre conservatrice de la région de Madrid, Isabel DíazAyuso, prend une voie différente de celle du gouvernement socialiste espagnol. Elle applique au mieux les restrictions à contrecœur et risque en retour des taux de mortalité plus élevés. Lorsqu’il s’agit d’élections régionales, ce n’est pas un inconvénient – bien au contraire.

Le Parti populaire conservateur (PP) a remporté une victoire impressionnante avec sa première candidate aux élections régionales anticipées dans la région de la capitale de Madrid, Isabel Díaz Ayuso. Le parti du Premier ministre de la « Comunidad Autónoma » (Communauté autonome) est venu mardi à 64 des 136 sièges du parlement régional, comme l’a annoncé l’autorité électorale après avoir compté plus de 85% des voix. Cela lui a permis de plus que doubler son résultat 2019 (30 sièges).

Ayoso manquera très probablement la majorité absolue des sièges (69), raison pour laquelle les conservateurs de Madrid devront encore compter sur la tolérance de Vox malgré le grand nombre de voix. Selon les informations officielles, le parti populiste de droite est passé de 12 à 13 sièges. Les trois partis de gauche réunis n’ont pu remporter que 59 sièges et n’ont donc aucune chance de former un gouvernement.

La défaite de la gauche est également susceptible d’augmenter la pression sur le gouvernement minoritaire du Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez. Ayuso et le leader du PP Pablo Casado avaient souligné qu’une victoire électorale à Madrid pourrait marquer le « début de la fin » pour le gouvernement Sánchez. La campagne électorale était extrêmement polarisée. On n’a guère évoqué les problèmes économiques et sociaux majeurs dans un pays épuisé par la pandémie corona, qui place tous les espoirs dans les milliards d’aide de l’UE.

Ayuso s’est fait un nom en attaquant à plusieurs reprises le gouvernement Sánchez et à contrecœur ou pas du tout pour mettre en œuvre les restrictions corona pour Madrid. Malgré un nombre plus élevé de personnes infectées et de décès, beaucoup lui ont attribué le mérite de le garder ouvert. Madrid a été surnommée la «capitale européenne des fêtes» et les propriétaires de bars appellent Ayuso un «Père Noël», c’est-à-dire un saint.

Fin mars, l’homme de 42 ans avait mis fin à la coalition avec le Parti libéral-conservateur Partgei Ciudadanos, dissous le parlement régional et programmé une nouvelle élection. Ce faisant, elle avait anticipé un vote de défiance en elle-même. Ciudadanos est maintenant susceptible d’échouer à la barre des cinq pour cent.

Pendant la campagne électorale, les partis de gauche ont mis en garde contre un pacte entre Ayusos et Vox. Sánchez avait décrit cette possibilité comme « le début de la fin d’une démocratie pleine de vie ». Pablo Iglesias de l’alternative de gauche Unidas Podemos, qui avait renoncé à son poste de vice-chef du gouvernement pour la première candidature de son parti, s’est même engagé dans le combat avec le cri de guerre « fascisme ou démocratie ».

La région de Madrid est le pays d’origine des conservateurs; depuis 1995, le PP avait remporté toutes les élections, dans certains cas, par une large marge. En 2019, la fête a ensuite connu une crise.

Ref: https://www.n-tv.de

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