Paris : ce qu’il faut savoir sur ce jeune dans un accès de démence, ôte la vie à sa mère et la voisine

0
1127

L’auteur d’un double assassinat, mercredi dans le XXe arrondissement, a été placé en garde à vue puis transféré à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.

Ce jeudi, les habitants du 25, rue Bisson, à Belleville (XXe), se sont réveillés d’une courte nuit, hébétés. La veille au soir, le premier étage de leur modeste immeuble de briques rouges a été le théâtre d’un double meurtre d’une grande barbarie.

Un homme de 28 ans, voisin violent, dealeur à ses heures, connu des services psychiatriques, a, dans un accès de démence, tué sa mère adoptive de 75 ans avec laquelle il vivait « dans un huis clos glauque », selon un témoin, et la voisine d’en face, cette dernière étant venue le calmer.

C'est dans ce couloir, où ont été placés les scellés, que le meurtrier présumé et ses victimes habitaient.LP/Céline Carez
C’est dans ce couloir, où ont été placés les scellés, que le meurtrier présumé et ses victimes habitaient.LP/Céline Carez  

Nu et maculé de sang

Il est 19 h 50 quand police secours est appelé par des voisins pour des cris. « À l’origine, précise un policier, on part pour une bagarre familiale ». Quand les intervenants du commissariat du XXe arrondissement arrivent devant l’appartement, ils entendent des gémissements. Ils frappent à la porte. Un homme « très agité » leur ouvre et hurle. Il est nu, le corps maculé de sang. Puis il leur claque la porte au nez. Les policiers forcent alors la porte et découvrent une vision d’horreur.

Une épaisse fumée et une forte odeur de gaz s’échappent de l’appartement. L’homme, qui se tient près de la gazinière, toujours nu, psalmodie ce qui sera identifié plus tard comme la prière des morts en arabe. Au sol du petit appartement, deux femmes gisent partiellement dénudées, en sang, le corps tuméfié et couvert de plaies. L’une des victimes a un pied de table enfoncé dans le crâne.

La mère est décédée. L’autre victime, la voisine, 45 ans, en arrêt cardio-respiratoire, décédera 45 minutes plus tard. L’auteur présumé est immédiatement interpellé et transféré au commissariat du XXe puis à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police où il se trouvait toujours ce jeudi soir.

« A 20 heures, toute la rue était bouclée », se souvient, Serigne, 50 ans, qui habite juste en face de l’une des victimes qu’il connaissait bien et qui était convoqué en tant que témoin à la police judiciaire ce jeudi après midi.

Renforts de police, pompiers, Samu, police judiciaire, vice-procureur convergent alors vers la rue Bisson. Le 2e DPJ (district de police judiciaire) est saisi de l’enquête de ce double homicide volontaire par le parquet de Paris.

«Ce jeune était fou»

« Il y avait des flics partout, poursuit Serigne. On ne pouvait pas rentrer chez nous. Ils sont restés jusqu’à deux heures du matin. Il y avait aussi les techniciens de la police scientifique en combinaison blanche ».

« Ça n’aurait jamais dû arriver, se lamente un autre voisin. Ce jeune était fou. Il y a deux ans, il avait sauté par la fenêtre nu du 2e étage en criant Allahou akbar. Il aurait dû être interné ».

« Nous avons prévenu plusieurs fois le commissariat et les services de psychiatrie », confie pour sa part Pascale*, membre du conseil syndical. « Il y a eu des plaintes contre lui, des agressions à connotation sexuelle, un départ de feu en mai dernier dont on soupçonnait qu’il en soit l’auteur, une agression sur la gardienne. Les gens en avaient peur. Ces derniers temps, on sentait que son état empirait et qu’il pouvait vriller à tout moment. Aujourd’hui, on regrette cruellement de ne pas avoir été entendus. »


SOURCE: https://www.w24news.com

Partners:

Journal D’Afrique (https://www.journaldafrique.com/)

Ebene News (https://www.ebenenews.com/)

Abonnez-vous à notre chaîne Youtube en cliquant ici

Vidéo du jour: De la cocaïne retrouvée dans une école maternelle de Seine Saint Denis, deux enfants hospitalisés

Laisser un commentaire, votre avis compte!

Laisser un commentaire, votre avis compte!